Kathmandu au Népal vers l'Inde en bus

  • Posted on: 2 December 2012
  • By: florent

Katmandou dispose d'un service de bus fréquent et pas cher pour presque toutes les parties du Népal, malheureusement à cause du mauvais état des routes et des retards fréquents, les autobus sont parmi les plus lents et les moins confortables de l'Asie du Sud.
vallée de Kathmandu

Pour pouvoir arriver en Inde à partir du Népal, il est nécessaire d'obtenir un visa. De façon générale, l'Inde ne propose pas de visa à l'arrivée à la frontière.
Il est facile d'en obtenir un à Katmandu, si l'on a assez de temps. 8 jours sont nécessaires, et plusieurs heures de queue.

La station de bus de Katmandou à Ring Road, Balaju, se trouve au nord du centre-ville. Elle est officiellement appelée la Gongbu Bus Park, mais est généralement connue sous le nom de terminus de bus de Katmandou (Kathmandu Bus Terminal) , ou simplement "bus park". Cette station de bus est en fait utilisée pour tous les bus longue distance, y compris vers Pokhara et destinations du Terraï (ou Tarai), en népali तराई (tarāī), qui est la partie népalaise de la plaine indo-gangétique qui couvre également une partie de l'Inde du Nord.

Le terminal de bus de Katmandou est un endroit immense et déroutant et il y a très peu de signes en anglais, la plupart des vendeurs de billets m'ont eu l'air étrangement honnêtes avec le recul. Il ya souvent plus d'un comptoir de réservation pour chaque destination, et mais il n'est pas clair s'ils sont en concurrence ou non.

Kathmandu vers la frontière indienne

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Je suis de parti de Kathmandu Thamel en taxi vers la gare routière principale, au Nord de la ville à 5:00 du matin (200 roupies, réservé la veille par le responsable de l'hôtel où j'ai dormi). A cette heure-là, la ville de Kathmandu est réellement déserte, dans l'obscurité totale, et il n'y a pas une personne dehors, si ce n'est une vieille femme qui balaye la route en terre.

J'arrive à 5:20 AM, et me fait accoster par quelques vendeurs de tickets dès ma descente du taxi. Je décline leurs offres, et vais aux comptoirs où tout est écrit en népalais uniquement. Après quelques hésitations sur le prix, j'achète finalement un ticket pour Sunauli, la frontière indienne, pour 470 roupies, qui me semble un prix acceptable. Le bus part à 6:00, le temps de trajet officiel est 8 heures.

D'après ce qu'on m'a dit à l'hôtel, des bus partent toutes les heures à 6:00, 7:00 et 8:00 pour la frontière. Ce ne sont pas des "tourists bus", mais des bus locaux, dont le confort est cependant acceptable.
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A 6:00 pile, le bus quitte la gare routière, nous sommes 2 clients à bord, en plus du chauffeur et de 2 vendeurs de tickets / rabatteurs. En sortant de la gare routière, le chauffeur doit signer un document pour le compte du responsable de la barrière qui permet l'accès à la gare routière. J'imagine que le gouvernement ou les personnes en charge de la gare routière veulent améliorer le service et contrôler que les bus partent à l'heure.

A 6:10, le bus s'arrête pour trouver de nouveaux clients. Une heure plus tard, nous sommes une trentaine dans le bus à 300 mètres de la barrière de la gare routière. On part vers 7:45 finalement, une fois que le bus est rempli. Les autres bus font de même : ils sortent à l'heure de la gare routière, plus s'arrêtent quelques mètres plus loin pour faire le plein de clients, ce qui génère un embouteillage monstre. Aucun bus ne part s'il n'est pas plein, c'est-à-dire si tous les sièges sont pris. C'est un minimum, n'essayez pas de garder un gros sac avec vous dans le bus sur un siège par exemple, c'est un client de perdu au moins. J'ai laissé mon sac dans la soute arrière du bus, ça n'est pas sécurisé du tout, mais en le mettant en premier, il est impossible d'y accéder sans enlever d'autres sacs ajoutés après.

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Tout au long du trajet, si les passagers veulent monter, le bus ralenti un peu et ils montent en marche rapidement, ils sont déposés généralement quelques heures plus tard de la même façon.

Les deux rabatteurs ont plusieurs fonctions : faire payer les clients qui montent, crier la destination du bus lorsqu'on traverse une ville ou un village, et descendre du bus lorsque la circulation n'est pas fluide pour dégager la route, aider à déplacer une vache ou engueuler un taxi mal garé par exemple. Ils mettent aussi les paquets des voyageurs sur le toit.
L'un d'entre eux est toujours au niveau de la porte (qui ne ferme jamais) et a un petit interupteur qu'il peut actionner pour faire retentir le klaxon, afin que les autres usagers de la route se poussent, car ici, tout se gère au klaxon. En fait le chauffeur regarde devant et à droite, le rabatteur à la porte s'occupe de la gauche du bus. Cela permet de ne pas avoir d'angle mort, et de raser les autres véhicules de très près lors des dépassements.

Le bus s'arrête deux fois: pour le petit déjeuner à 8:30 et pour le repas à 13:00, dans des restaurants locaux, envahis de mouches. Par défaut, il est toujours possible de commander un Dal bhat (Nepali: दालभात).
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Arrivé un peu avant Saunali, le bus dépose les voyagers qui veulent traverser la frontière devant des jeeps rouillées qui permettent de faire les 4 kilomètres qui restent. Dans la voiture que j'ai prise vers 16:30, nous étions une quinzaine, dont 4 à l'avant. Le prix est de 15 roupies népalaises par personne, ou 10 roupies indiennes. Les deux devises sont acceptées dans cette zone assez particulière, dans laquelle on trouve pas mal de travailleurs népalais qui traversent régulièrement pour augmenter leurs revenus en Inde.
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La frontière terrestre Népal - Inde à pied

Le passage de la frontière se fait facilement à pied. Il n'y a pas de barrière mais une grande porte en pierre sous laquelle passent des colonnes de poids lourds, et l'essentiel des gens qui traversent à pied sont indiens ou népalais, et n'ont donc pas besoin de remplir quelque formalité qu'il soit. Aucun bus ne traversent.

L'immigration népalaise est aisée à trouver, sur la gauche dans un petit bâtiment. Ils tamponnent le passeport en 30 secondes. Pour le bureau d'immigration indien, il faut en fait chercher une espèce de garage fermé par un rideau sale, derrière lequel se cachent 2 ou 3 fonctionnaires attablés à un bureau. Lors de mon passage, l'un d'entre eux, celui qui a validé mon entrée sur le territoire indien, avait une petite fille de 5 ans sur les genoux qui faisait des coloriages en comptant en anglais jusqu'à 10, les autres buvaient du thé en applaudissant la prestation de la fillette : parler anglais permet d'espérer travailler pour le gouvernement.

De la frontière népalaise vers l'Inde du Nord

Une fois les formalités finies, je me rend compte qu'il n'y a vraiment rien à la frontière où je pensais passer la nuit avant de continuer.
J'ai donc cherché un bus pour rejoindre la ville la plus proche, et c'était plutôt complexe, le guide du routard que j'avais, seul moyen d'avoir une carte, ne propose rien sur cette zone. Certains bus semblent complètement délabrés, mais en fait ils sont juste ne réparation pour 20 minutes avant de partir sur la route.

Rien n'est expliqué, peu de gens parlent anglais. Je demande ma route à deux voyageurs qui ont un sac (contrairement à plus de 90 % des gens qui voyagent sans rien), ils s'avèrent être des travailleurs népalais qui vont en Inde régulièrement pour le compte d'une entreprise indienne. Depuis 4 ans, ils passent 1 mois en Inde, quelques jours au Népal avec leur famille, et ont donc appris un peu l'anglais.
Le plus âgé cherche à m'expliquer la différence entre les bus privés en publics, j'essaye de comprendre quel est le nom de la ville où je pourris dormir car à 18:30, la nuit commence à tomber.
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Ils vont à Gorakpur, je propose de les suivre.
Le bus du gouvernemental ue l'on prend coûte 71 roupies q, c'était un vieux bus rouillé avec des rangées de 4 sièges, 3 à droite et un à gauche.

Je suis arrivé à Gorakpur avec mes deux népalais vers 21:30, après 3 heures de route. Je leur demande où trouver un hôtel pour 250 roupies, on va ensemble dans le premier qu'on trouve et ils négocient pour moi le prix : 250 roupies exactement.

Le trajet de Kathmandu vers la frontière indienne n'est pas des plus confortables, mais il s'est bien passé pour moi. Pour rejoindre l'Inde à partir de Pokhora, le principe est le même.

J'ai été surpris par le fait que très peu de gens que j'ai croisé du côté indien de la frontière parlent anglais, particulièrement à Gorakpur.

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Commentaires

Génial, merci ! Je suis servi sur un plateau ! Bonne route ...

Les rabatteurs sont un véritable cauchemar qui empêchent bon nombre de voyageurs d'aller à cette destination !

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