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Épisode du vlog — vidéo et transcription

Combien coûte VRAIMENT un tour du monde?

Posté le 27. Mars 2014  •  5 minutes  • 1046 mots

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Combien coûte VRAIMENT un tour du monde?



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Bonjour à tous. Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle vidéo sur le sujet qui revient le plus souvent : combien coûte un tour du monde ? C’est une question qu’on me pose beaucoup depuis mon retour, et je vais y répondre en ajoutant ma vision personnelle pour cadrer un peu le contexte.

Pour ceux qui ne sont pas au courant : je reviens d’un tour du monde d’un an. Bruxelles, Londres, Chicago, Vancouver ; toute la côte ouest des États-Unis par la route — Oregon, Portland, San Francisco, Los Angeles. Ensuite les îles Cook (Rarotonga, Aitutaki), un mois et demi dans le nord de la Nouvelle-Zélande, une dizaine de jours aux Fidji, le sud de la Nouvelle-Zélande, Christchurch, Sydney, Melbourne, Delhi, Cairns, Brisbane.

Arrivée à Singapour, puis tour de l’Asie du Sud-Est : Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Népal — une vingtaine de jours dans le massif de l’Annapurna — puis le nord de l’Inde jusqu’à la frontière du Pakistan. Retour en Europe : côte atlantique française, Italie (Rome, Venise), Genève, fjords norvégiens, Moscou, Ekaterinbourg dans l’Oural, puis Allemagne, Pays-Bas et Belgique.

Sur la base de cette expérience et d’autres voyages, je vous propose d’analyser le coût d’un tour du monde sous un angle particulier : ce qui pèse sur le budget avant le voyage, pendant, et après. Ce sont les trois parties que nous allons passer en revue.

Avant le départ. Les billets d’avion : un billet tour du monde coûte en général beaucoup moins cher que d’acheter les vols au fur et à mesure, mais cela limite la flexibilité. Les vaccins peuvent représenter un budget important — cela dépend de votre itinéraire. Pour l’Inde, par exemple, je n’ai pas fait le vaccin antirabique, conseillé mais non indispensable si l’on évite les zones très rurales. Le matériel aussi : ordinateur, chaussures de randonnée, sac à dos… si vous devez tout acheter, cela chiffre vite. Les visas varient selon les pays ; certains sont gratuits, d’autres coûteux (le Myanmar, par exemple). N’oubliez pas les assurances et les frais bancaires : une assurance rapatriement est essentielle, et une couverture médicale s’impose en Australie ou au Canada, où une simple visite chez le dentiste peut coûter une fortune. Il faut aussi des cartes de crédit adaptées aux retraits à l’étranger.

Pendant le voyage. L’alimentation et la boisson restent modestes en Asie du Sud-Est et dans les pays à faible niveau de vie. Les transports et l’hébergement varient énormément : autostop et bus locaux coûtent bien moins cher que taxis et vols intérieurs. L’hébergement peut être réduit en étant accueilli chez l’habitant, en évitant les zones touristiques ou en réservant au bon moment. Certains visas se paient à l’arrivée. Le poste le plus variable, c’est ce que vous faites sur place : saut à l’élastique, musées, croisières, verres au bar dans les pays où l’alcool est cher… Les souvenirs et les envois postaux peuvent aussi alourdir la note. Les frais bancaires s’accumulent à chaque retrait : en Inde, par exemple, quand le plafond est de 30 € et que chaque transaction coûte 3 €, cela fait vite cher. Les télécommunications aussi, surtout en Polynésie, aux Fidji ou aux îles Cook.

Après le voyage. C’est souvent la partie oubliée : retrouver un logement, les frais de déménagement, la recherche d’emploi si vous avez quitté votre poste, la période sans revenu avant de reprendre une activité. Renouveler sa garde-robe après un an en sac à dos peut aussi coûter cher. Avant mon départ, j’avais vendu mes meubles et quitté mon appartement — cela a financé le voyage, mais au retour, il a fallu tout racheter.

Combien exactement ? Chacun peut estimer selon son mode de voyage. Pour un backpacker attentif à son budget, je propose une fourchette de 450 € par jour dans les pays peu chers à 1 200 € au Japon, en Australie ou en Nouvelle-Zélande. J’ai croisé des voyageurs en Australie qui dépensaient 80 à 100 dollars par jour — soit 3 000 dollars par mois, bien au-dessus de mon estimation. Tout dépend de vous, de votre style et de vos activités.

Je compare ensuite le prix d’un tour du monde à d’autres dépenses : un an de location d’un deux-pièces parisien bien situé, un mariage pour 100 personnes, l’achat d’une voiture — d’une Twingo pour les budgets serrés à une Porsche pour un tour du monde luxueux.

Ce qui est souvent oublié, c’est le coût d’opportunité : non seulement le prix du voyage, mais aussi ce que l’on ne gagne pas en étant sur la route — salaire perdu, expérience professionnelle reportée. Un avocat avec trois ans d’expertise sur un sujet a plus de crédibilité qu’un collègue avec deux ans seulement.

J’ai simulé les coûts cachés à long terme sur un voyage d’un an à 15 000 €. Quelqu’un de 25 ans qui épargne 500 € par mois à 4 % d’intérêt et ne part pas voyage atteint 348 000 € à 55 ans. Quelqu’un qui fait la même chose mais part un an à 30 ans voit son compte baisser de 15 000 € : à 55 ans, la différence dépasse 120 000 €. C’est une vue simplifiée — les hypothèses peuvent ne pas se vérifier — mais cela donne une idée du coût caché. Un troisième scénario : celui qui n’épargne qu’à partir de 40 ans termine encore bien plus bas. Moralité : épargner tôt permet de financer un tour du monde, mais une année sans revenu pèse aussi sur le long terme.

Et le risque ? Certains contractent le paludisme ou d’autres maladies avec des conséquences financières. À mon avis, il n’y a pas de différence majeure entre prendre le métro à Londres et voyager prudemment à l’étranger — en évitant les zones de guerre et en faisant attention à ce que l’on mange.

Cette analyse reste financière. L’expérience d’un an sur la route est difficile à chiffrer, et nous n’avons pas parlé de la satisfaction personnelle. Pour beaucoup, voyager longtemps est un rêve dont l’impact financier paraît négligeable face à ce qu’on en retire.

Voilà pour cette présentation. Je suis Florent, du site tourdelaplanete.com , où je publie articles et vidéos pour organiser un tour du monde. Si cette vidéo vous a plu, merci de la partager.

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